Nettoyage de boutique piratée
Skimmer sur le paiement, redirections, spam injecté, compte admin inconnu. Sur n’importe quel hébergeur, sans contrat préalable, 7 jours sur 7.
Le nettoyage est offert. Pas un diagnostic gratuit suivi d’un devis : le nettoyage complet, la recherche du point d’entrée et le rapport écrit, à 0 €. Nous sommes agence PrestaShop certifiée Expert et nous maintenons plus de 350 boutiques en France.
Ouvert — on décroche maintenant
Nettoyage complet, sans abonnement et sans engagement. Vous ne signez rien pour que votre boutique soit remise au propre.
Avant de toucher au site, on sauvegarde fichiers et base. L’état compromis est conservé : c’est votre preuve pour la CNIL et pour l’analyse.
Nettoyer sans trouver par où le pirate est entré garantit la réinfection. On cherche la porte, on la ferme, et on vous dit laquelle c’était.
Chez OVH, o2switch, Ionos, Hostinger ou ailleurs. On répond 7 jours sur 7, de 8h à 22h, au téléphone.
Pourquoi gratuitement ? Parce qu’une boutique qui saigne des numéros de carte ne doit pas attendre un devis. On nettoie d’abord. Ensuite, si vous voulez que ça ne recommence pas, la surveillance existe et elle est payante. Ce sont deux sujets différents, et vous décidez du second.
Un piratage PrestaShop n’est pas un piratage WordPress. Un WordPress compromis sert au spam. Un PrestaShop compromis distribue des numéros de carte bancaire.
Pour chaque cas, voici ce qui le provoque et ce qu’on fait quand vous appelez.
Un client signale un prélèvement frauduleux après un achat chez vous. Ou votre banque vous écrit. Vous, vous ne voyez rien d’anormal : le skimmer se désactive quand un administrateur est connecté.
Pourquoi ça arrive
Un script injecté dans head.tpl ou dans un template du tunnel remplace vos boutons de paiement par des copies. Le client saisit sa carte, voit une fausse erreur, recommence, et la commande passe normalement.
Ce qu’on fait
On coupe le paiement, on compare vos fichiers avec les sources officielles, on isole l’injection et l’éventuel canal d’exfiltration, puis on documente le périmètre pour votre notification CNIL.
Le cas le plus grave, et le plus invisible
Votre boutique renvoie vers un casino en ligne ou un site de contrefaçon. Des titres de pages en japonais apparaissent dans Google. Des prix passent à 0 €.
Pourquoi ça arrive
Un malware modifie les templates et la balise title. Google indexe le contenu malveillant et peut blacklister le domaine en quelques heures.
Ce qu’on fait
On retire l’injection, on purge tous les caches (PrestaShop, Smarty, Symfony, CDN), on nettoie les pages indexées et on demande le réexamen à Google.
Visible immédiatement, réparable vite
Vous avez déjà nettoyé. Le lendemain, c’est revenu. Puis encore. Vous jouez au jeu de la taupe depuis des semaines.
Pourquoi ça arrive
Un webshell dans /override/, un cron piégé, un compte employé fantôme dans le back-office, ou une clé Webservice laissée ouverte. Le nettoyage n’a traité que le symptôme.
Ce qu’on fait
On remplace le cœur par les fichiers officiels, on compare fichier à fichier, on purge les accès, on supprime les comptes et les clés inconnus, et on surveille ensuite.
Le vrai travail est ici
Neuf piratages sur dix entrent par un module tiers non mis à jour. Pas par le cœur de PrestaShop.
Pourquoi ça arrive
Les failles sont publiées, les exploits sont publics, et des robots scannent en continu. Un module désactivé mais toujours présent sur le serveur reste une porte ouverte.
Ce qu’on fait
On identifie le module coupable, on le met à jour ou on le remplace, on supprime les dossiers morts, les anciennes installations et les zones de test oubliées.
La cause, pas la conséquence
Votre mot de passe ne fonctionne plus, ou un employé que vous ne connaissez pas apparaît dans l’équipe.
Pourquoi ça arrive
Vos accès circulent. Des milliers d’accès à des boutiques PrestaShop sont revendus une centaine de dollars pièce, et le pirate crée ensuite ses propres comptes pour revenir.
Ce qu’on fait
On rétablit votre accès, on repart d’un compte administrateur sain, on renouvelle l’intégralité des mots de passe et des clés d’API, et on vérifie qu’aucun accès pirate ne subsiste.
Premier réflexe : ne rien supprimer
Un bandeau rouge « Site dangereux » s’affiche à vos visiteurs, ou la Search Console signale un contenu malveillant.
Pourquoi ça arrive
Google a détecté le code injecté avant vous. Tant que la boutique est marquée, le trafic s’effondre et les campagnes publicitaires sont suspendues.
Ce qu’on fait
On nettoie, on vérifie qu’aucune trace ne subsiste dans les pages indexées, puis on soumet la demande de réexamen et on suit la levée de la sanction.
Chaque jour compte pour le référencement
Le nettoyage
Offert, sans abonnement et sans engagement.
Ce qui est compris
Les garanties
Ouvert — on décroche maintenant
Pendant l’appel, on qualifie l’attaque. À réception des accès, on sauvegarde l’état compromis, on identifie le type d’infection et on vous dit franchement ce qui est établi et ce qui reste une hypothèse.
On retire l’injection, on purge les backdoors, on ferme le point d’entrée, on renouvelle les accès et on remet la boutique en production. Vous recevez un rapport écrit, daté et factuel.
Si vous le souhaitez, on active la maintenance 7j/7 de votre PrestaShop : mises à jour, sauvegardes, monitoring, support illimité. C’est la seule partie payante, et elle est facultative.
Ce que ce dossier a coûté au marchand n’est pas une facture de nettoyage. C’est une notification CNIL rédigée dans l’urgence, des clients à prévenir un par un, et une confiance à reconstruire.
Détecter, réagir dans l’heure, comprendre l’attaque, nettoyer, déclarer, et ne plus recommencer. Les réponses viennent de nos interventions réelles sur des boutiques PrestaShop.
Les signaux qui doivent vous alerter : un client signale un prélèvement frauduleux après un achat chez vous, votre banque vous écrit, votre boutique redirige vers un site inconnu, des titres de pages en langue étrangère apparaissent dans Google, un compte employé que vous ne reconnaissez pas figure dans le back-office, ou des fichiers ont été modifiés à une date où vous n’avez rien touché. Le plus dangereux ne donne aucun signal : le skimmer. Pour celui-là, il faut faire le test.
Parce que le skimmer qui circule sur PrestaShop détecte votre session d’administrateur et se désactive. Vous naviguez sur votre boutique, vous passez une commande test, tout paraît normal. Vos clients, eux, voient un faux formulaire de paiement. C’est la particularité qui rend ce malware redoutable : le marchand ne peut littéralement pas le voir en naviguant sur sa propre boutique.
Aucune compétence technique n’est requise. Quatre étapes :
head.tpl par FTP.Point clé : le skimmer ne se charge que sur le tunnel de commande. Sur toutes les autres pages, le code est propre. C’est pour ça qu’un scan superficiel ne le voit pas.
Le chemin à ouvrir : /themes/[votre-theme]/templates/_partials/head.tpl. Cherchez une balise <script> qui contient atob() et XMLHttpRequest. La partie encodée en base64 change à chaque boutique infectée, mais la structure du code reste la même. Vérifiez aussi le pied de page, les templates du tunnel de commande, les fichiers .js des modules et les /override/.
La présence de mloader ou de simplefilemanager dans le dossier /modules/ signe une boutique compromise. Ces deux noms figurent dans l’alerte officielle de PrestaShop. Si vous les trouvez, ne les supprimez pas : appelez-nous, ils font partie des preuves.
Trois outils que nous utilisons ou recommandons :
Et un module gratuit et open source : PrestaScan Security, qui scanne les malwares et les failles connues dans le cœur et les modules, compatible PrestaShop 1.5 à 8.
Non, et c’est le piège du faux négatif. Ces outils scannent, ils ne nettoient pas, et surtout beaucoup n’analysent que la page d’accueil. Le skimmer ne se charge que sur le tunnel de commande : un scan qui ne teste pas le checkout ne verra rien. Testez explicitement le parcours d’achat.
Oui. Un module vérolé explique parfois une lenteur inexpliquée. On a déjà trouvé des scripts de minage de cryptomonnaie planqués dans des modules, qui saturent le processeur du serveur en arrière-plan pendant que le marchand cherche pourquoi son site rame.
Regardez les dates de modification des fichiers .js et .tpl dans /modules/ et /themes/. Un fichier modifié à une date où personne n’est intervenu est un signal d’alerte immédiat. Dans un dossier que nous avons traité, cette seule date a révélé une compromission vieille de quatre ans.
Dans cet ordre, et rien d’autre :
Ensuite viennent le changement des mots de passe, la conservation des journaux chez l’hébergeur et la sauvegarde de l’état compromis. Si vous préférez qu’on reprenne la main tout de suite, appelez le 09 72 03 59 17.
Parce que ce que vous voyez, ce sont vos preuves. Elles servent à deux choses : retrouver le point d’entrée, sans lequel le nettoyage ne tiendra pas, et constituer votre dossier de notification à la CNIL. Un marchand qui efface tout dans la panique se retrouve avec une boutique qui se réinfecte et un dossier vide.
Créez un fichier .maintenance à la racine, ou modifiez le .htaccess pour renvoyer un code 503. Affichez un message clair aux visiteurs, du type « maintenance de sécurité en cours ». Une boutique coupée pendant quelques heures coûte infiniment moins cher qu’une boutique qui continue à distribuer des cartes bancaires.
Tous, sans exception : le back-office pour tous les employés et pas seulement le vôtre, le FTP, la base de données avec mise à jour des identifiants dans parameters.php, le panneau de l’hébergeur, les adresses e-mail associées. Et surtout les clés d’API des passerelles de paiement : si le pirate a eu accès au back-office, il a pu modifier la configuration pour rediriger les paiements vers son propre compte. Les clés Webservice de PrestaShop aussi, dans Paramètres avancés puis Webservice : quelques secondes suffisent pour en copier une et accéder aux commandes et aux données clients.
C’est le piège que personne ne mentionne. Beaucoup d’hébergeurs suppriment involontairement les preuves : rotation des journaux mal configurée, effacement automatique trop rapide. Demandez explicitement la conservation des journaux d’accès et d’erreurs des trente derniers jours, avant tout nettoyage. Sans eux, vous ne saurez jamais par où le pirate est entré.
Oui, et c’est contre-intuitif. Sauvegardez l’état compromis, fichiers et base de données, avant d’y toucher. C’est la matière première de l’analyse et de votre dossier CNIL. Prenez aussi des captures d’écran du code malveillant, notez les dates de modification des fichiers et la liste des comptes suspects. Vous avez soixante-douze heures pour notifier, et c’est la base de votre déclaration.
Allez dans Paramètres avancés, Équipe, Employés. Notez et signalez tout compte que vous ne reconnaissez pas, surtout ceux créés récemment : les pirates créent des comptes administrateur de secours pour revenir après le nettoyage. Même logique pour les modules installés que vous n’avez jamais demandés.
Un script qui s’intercale dans votre tunnel de commande pour capter les cartes bancaires de vos clients. Soit en remplaçant vos boutons de paiement par de faux, soit en surveillant en silence les champs du formulaire. La commande passe, vous encaissez, personne ne voit rien. Jusqu’au relevé bancaire, des semaines plus tard.
Le mécanisme est diaboliquement efficace. Le client clique sur payer, tombe sur un faux formulaire, saisit ses données. Le formulaire affiche une erreur. Le client croit s’être trompé, recommence, et cette fois c’est le vrai formulaire. La commande passe, le marchand encaisse, le client reçoit sa confirmation. Tout paraît normal. Sauf que les données bancaires viennent d’être copiées et envoyées à un serveur contrôlé par les pirates.
Le 12 février 2026, les marchands PrestaShop ont reçu un e-mail de l’éditeur intitulé « Alerte de sécurité », évoquant un vol d’informations de paiement. Beaucoup ont cru à une tentative d’hameçonnage. Quelques jours plus tôt, le chercheur en cybersécurité Clément Domingo avait publié l’analyse technique de la menace. Le 23 février, une caisse régionale du Crédit Agricole envoyait des courriers recommandés à ses clients e-commerçants, leur demandant de faire vérifier leur site. La vraie question reste ouverte : combien de marchands ont ignoré cet e-mail parce qu’il ressemblait à du spam, et combien de boutiques sont encore infectées aujourd’hui ?
C’est le premier réflexe à vérifier pour savoir à quel point vous êtes une cible. Si votre boutique redirige vers la page hébergée de votre prestataire ou de votre banque, les données de carte ne transitent pas par votre serveur et le skimmer a beaucoup moins de prise. Si le formulaire est intégré à votre thème, le skimmer intercepte les données avant qu’elles n’atteignent le prestataire. Intégré ne veut pas dire mal fait, mais ça veut dire plus exposé.
Les attaquants s’adaptent, et trois variantes circulent déjà :
onload d’une image, pas dans le template.Le défacement et les redirections : visible immédiatement, détecté en quelques heures, risque faible sur les données bancaires. La backdoor : difficile à voir, détectée en jours ou en semaines, risque élevé. Le skimmer : invisible, détecté en semaines ou en mois, risque critique. Trois piratages, trois réactions différentes. Le plus visible est le moins grave.
Dans neuf cas sur dix que nous traitons, par un module tiers non mis à jour depuis plus d’un an. Pas par le cœur de PrestaShop. Les failles sont documentées publiquement, les codes d’exploitation sont accessibles, et des robots scannent en continu. Quand ils trouvent une boutique non à jour, le piratage prend moins de trois minutes. Le skimmer est la conséquence, le module vulnérable est la cause.
Oui. Le service de veille ZATAZ a découvert 5 063 accès à des boutiques PrestaShop vendus une centaine de dollars pièce sur le darkweb. Pour un attaquant, c’est un investissement dérisoire au regard de ce que rapportent les données bancaires revendues. Dans ce cas de figure, aucune faille technique n’est nécessaire : il entre par la porte, avec les clés.
Industriel. Le cadre logiciel utilisé en février 2026 supporte quatre plateformes e-commerce et sept modes d’injection. Un mode dit agressif empêche même le code de votre site de réafficher le formulaire de paiement d’origine. Les attaquants utilisent désormais l’IA générative pour produire des formulaires contrefaits dans n’importe quelle langue, en quelques minutes, avec les logos de votre banque. L’hébergement des serveurs d’exfiltration passe par des prestataires qui ignorent les signalements d’abus, et les domaines changent chaque semaine.
Oui, et ce n’est pas une formule. Un WordPress compromis sert le plus souvent à du spam de référencement. Un PrestaShop compromis est un distributeur de numéros de carte bancaire. Les enjeux ne sont pas les mêmes, les obligations légales non plus, et les conséquences financières encore moins.
Parce que ça traite le symptôme et pas la cause. Si quelqu’un a pu écrire dans vos fichiers, considérez le site comme compromis jusqu’à preuve du contraire. Sur le forum PrestaShop, un marchand résumait la situation en août 2024 : il nettoyait tous les jours, le site était réinfecté tous les jours, et le point d’entrée n’avait jamais été identifié. C’est le scénario le plus fréquent.
Réinstaller les fichiers du cœur depuis la source officielle, comparer chaque fichier modifié avec l’original, identifier le module coupable, supprimer les webshells dans /override/, les tâches planifiées piégées et les portes dérobées dans les templates, nettoyer la base de données, purger tous les caches (PrestaShop, Smarty, Symfony, et le réseau de diffusion s’il y en a un, où le script malveillant peut rester stocké), renouveler l’ensemble des accès, puis surveiller pendant trente jours minimum.
C’est la signature d’une backdoor toujours en place : un webshell, une tâche planifiée, un compte administrateur fantôme ou une clé d’API restée valide. Tant que la porte reste ouverte, vous nettoierez tous les jours. C’est exactement le genre de dossier pour lequel on cherche d’abord le point d’entrée, avant de toucher au reste.
Le diagnostic démarre pendant l’appel. Un nettoyage courant est traité sous vingt-quatre heures. Une compromission ancienne, avec plusieurs portes dérobées et un parc de modules abandonné, demande plus de temps. On vous le dit avant de commencer, pas après.
Non. On sauvegarde fichiers et base avant toute intervention. Les contenus, les commandes, les clients et le thème reviennent à l’identique. Ce qui disparaît, c’est le code injecté et les accès du pirate.
Il n’y en a pas. Diagnostic, nettoyage, recherche du point d’entrée et rapport écrit : 0 €. Sans abonnement, sans engagement, sans contrepartie. Vous ne signez rien. Si vous voulez ensuite une surveillance pour que ça ne recommence pas, elle existe et elle est payante. C’est un autre sujet, et c’est vous qui décidez.
Chez un spécialiste sécurité, le marché se situe le plus souvent entre 1 000 et 5 000 € selon l’ancienneté de la compromission et l’étendue de l’analyse. C’est un tarif légitime pour le travail fourni. Nous avons fait un autre choix : le nettoyage d’une boutique piratée ne devrait pas dépendre de la trésorerie du marchand au moment où ça lui tombe dessus.
Oui. On passe par le FTP ou la base pour rétablir un accès administrateur sain, puis on vérifie qu’aucun compte pirate ne subsiste et on renouvelle l’ensemble des identifiants.
La méfiance est saine, surtout sur ce sujet précis. Nous sommes agence PrestaShop certifiée Expert, immatriculée en France, avec 44 avis Google vérifiés et plus de 350 boutiques en gestion. Vous créez un accès dédié, vous le révoquez à la fin de l’intervention, et chaque action menée figure dans le rapport écrit. À noter au passage : nous refusons systématiquement de communiquer les identifiants d’un client à un tiers, quel qu’il soit.
Ce n’est pas un problème. On intervient à distance, chez n’importe quel hébergeur, sans contrat préalable, et sans rien changer à votre relation avec votre prestataire actuel. Si votre agence habituelle veut reprendre la main après le nettoyage, le rapport lui donne tout ce qu’il faut.
Un vol de données bancaires est une violation de données à caractère personnel, donc la notification est obligatoire. Article 33 du RGPD, soixante-douze heures maximum après avoir pris connaissance de la violation. Ce n’est pas « si vous avez le temps ». La démarche se fait par téléservice sur cnil.fr. Si vous ne pouvez pas tout fournir dans le délai, faites une notification initiale puis complétez ; si vous dépassez, vous devez expliquer pourquoi.
Un document écrit, daté et factuel. Le gabarit à remplir :
Si vous êtes accompagné par un mainteneur, c’est à lui de vous fournir ce document. C’est ce que contient notre rapport.
C’est la situation normale avec un skimmer, et c’est parfaitement recevable. La charge malveillante n’est jamais stockée en clair sur le site : c’est le serveur du pirate qui l’injecte à la volée. Personne ne reconstituera la liste précise des victimes. Vous déclarez donc un périmètre probable, pas une certitude. La CNIL attend de la transparence, pas de la divination.
Si le risque est élevé, et le vol de coordonnées bancaires l’est par définition, vous devez informer directement les personnes concernées, individuellement si possible. Article 34 du RGPD. C’est le dilemme que tout marchand redoute : informer, c’est risquer la confiance ; ne pas informer, c’est une infraction. Notre conseil : soyez factuel, expliquez les mesures prises, proposez de l’aide. C’est toujours mieux que de l’apprendre par un prélèvement frauduleux.
Trois ressources officielles, trop peu connues :
Les amendes PCI-DSS vont de 5 000 à 100 000 € par mois pour non-conformité. Les banques détectent les schémas de fraude liés à un marchand donné et peuvent suspendre ou révoquer votre contrat de paiement en ligne : vous n’encaissez plus par carte. Une brèche qui compromet des données bancaires vous fait aussi basculer au niveau de conformité le plus élevé, avec audit complet obligatoire.
Google peut blacklister un domaine en quelques heures : bandeau rouge pour tous vos visiteurs, référencement à zéro, campagnes publicitaires suspendues. La sortie passe par un nettoyage complet, la vérification qu’aucune trace ne subsiste dans les pages indexées, puis une demande de réexamen depuis la Search Console. Tant que le code est encore là, la demande est refusée.
Les gestes qui évitent la grande majorité des cas :
Trois critères, dans cet ordre. La date de dernière mise à jour : au-delà d’un an sans correctif, c’est un risque. Les failles connues : vérifiez sur security.friendsofpresta.org et dans les avis de sécurité GitHub de PrestaShop. La source : marketplace officielle ou éditeur reconnu avec une charte de sécurité transparente. Un point systémique à connaître : de nombreux éditeurs ne publient pas leurs vulnérabilités, qui restent donc exploitables pendant des années.
Quelques cas marquants : en février 2026, une injection SQL de sévérité critique dans un module de fenêtres surgissantes, permettant à un attaquant non authentifié d’exécuter n’importe quelle requête en base. En octobre 2025, une prise de contrôle de compte client via le module de paiement officiel : même les modules officiels ont des failles. En septembre 2025, une fuite d’adresses d’administrateurs via la page de réinitialisation de mot de passe (CVE-2025-51586). En mars 2026, deux nouveaux avis sur le cœur, dont une faille de type XSS stockée. Plus ancien mais toujours instructif : le bot XsamXadoo de janvier 2020, qui passait par une vulnérabilité d’un composant tiers présent dans le cœur et dans plusieurs modules officiels. Certains marchands ont été réinfectés un an plus tard, parce que des portes dérobées avaient été laissées.
Un module piraté, téléchargé hors marketplace officielle, c’est la porte dérobée intégrée dès l’installation. Vous n’êtes pas victime d’une faille, vous l’installez vous-même. Économiser quelques dizaines d’euros de licence pour ouvrir un accès permanent à votre base clients n’est jamais une bonne affaire.
Non. Un module désactivé mais toujours présent sur le serveur reste une surface d’attaque : ses fichiers restent accessibles. La règle est simple : supprimez les dossiers, ne vous contentez pas de désactiver. Même chose pour les anciennes installations de PrestaShop et les copies de développement laissées dans un sous-dossier.
Rarement. La rétention est souvent de sept jours. Si le piratage est détecté au bout de quinze jours, toutes les sauvegardes disponibles contiennent déjà l’infection, et vous n’avez plus aucun point de retour sain. Il faut des sauvegardes externalisées, fichiers et base, avec une rétention plus longue et une restauration testée régulièrement. Sinon, c’est une assurance dont personne n’a lu le contrat.
Chaque commande qui passe expose une carte de plus. Coupez le paiement, ne supprimez rien, et appelez-nous. Le nettoyage est offert.