Vous avez tapé « agence PrestaShop » dans Google. Vous êtes tombé sur des annuaires, des classements « les 7 meilleures », vous avez rempli un ou deux formulaires. Trois agences vous ont rappelé. Et vous ne savez toujours pas comment les départager.
Trois gestes écartent la moitié des candidats sans décrocher votre téléphone. Vérifiez la certification dans l’annuaire officiel des experts PrestaShop, avant même le premier appel. Posez les dix questions de la grille plus bas, en un seul rendez-vous. Et vérifiez que tout est à votre nom : domaine, hébergement, accès, licences.
Le reste dépend de votre situation, pas d’un classement. Un besoin ponctuel appelle un forfait de dépannage ; une boutique dont le chiffre d’affaires dépend du site appelle un accompagnement récurrent. Ce que vous achetez alors, ce n’est pas du dépannage, c’est de la tranquillité.
C’est normal. Elles disent toutes exactement la même chose. Certifiée. Experte. Réactive. Sur mesure. À l’écoute. Ces mots ne coûtent rien à écrire sur une page d’accueil, et aucun d’eux ne veut dire quoi que ce soit tant que vous ne l’avez pas vérifié.
Alors autant le dire tout de suite, quitte à égratigner ma propre profession : le mot le plus affiché du marché PrestaShop est « certifié », et c’est le moins contrôlé par les acheteurs. Presque personne ne clique pour vérifier. Et depuis janvier 2026, les règles de cette certification ont changé, ce qui rend une bonne partie des bannières affichées sur le web français tout simplement périmées. On va y venir.
Cet article ne vous donne pas une liste d’agences. Il vous donne une méthode. Comment vérifier une certification en deux minutes, quel type de prestataire correspond à votre situation, ce que ça coûte réellement selon le modèle, les dix questions à poser avant de signer, et ce qui doit rester à votre nom quoi qu’il arrive.
Et parce qu’une méthode qu’on n’applique pas à soi-même ne vaut pas grand-chose, on termine en répondant publiquement à notre propre grille. Appliquez-la à toutes les agences de votre liste. Nous compris.
- 01Ce que fait vraiment une agence PrestaShop
- 02Pourquoi vous ne trouvez que des annuaires
- 03« Agence certifiée » : ce que ça veut dire depuis janvier 2026
- 04Freelance, généraliste, spécialiste ou interne ?
- 05Combien ça coûte vraiment
- 06Les signaux qui ne prouvent rien
- 07Les 10 questions à poser avant de signer
- 08Ce que vous devez posséder, quoi qu’il arrive
- 09Quand faut-il changer d’agence ?
- 10Faites-nous passer le test
Ce que fait vraiment une agence PrestaShop (et ce qu’elle ne fait pas)
Commençons par le début, parce que c’est là que se joue le premier malentendu. Quand vous cherchez « une agence PrestaShop », vous cherchez en réalité l’un de ces quatre métiers. Ce ne sont pas des variantes du même travail, ce sont quatre activités différentes, qui ne s’achètent pas de la même façon, ne se facturent pas pareil, et ne demandent pas les mêmes qualités.
Construire
La création d’une boutique, une refonte complète, une migration de plateforme. C’est un projet : il a un début, une fin, un cahier des charges et un prix. Les compétences qui comptent ici sont la conception, l’intégration, la gestion de projet et le respect des délais.
Faire évoluer
Développer un module spécifique, connecter votre boutique à votre logiciel de gestion, adapter le tunnel de commande à votre métier. C’est du développement au fil de l’eau, souvent facturé au temps passé. Ce qui compte ici, c’est la qualité du code et la capacité à ne pas casser ce qui existe.
Maintenir
Les mises à jour, les sauvegardes, la surveillance, la sécurité, le support quand vous avez une question. C’est un abonnement, et c’est un métier de régularité, pas de virtuosité. On juge un mainteneur sur ce qui n’arrive pas.
Dépanner
Votre site affiche une erreur, votre tunnel de commande est bloqué, votre back-office ne répond plus. C’est de l’urgence pure, et là, une seule qualité compte : la vitesse à laquelle quelqu’un décroche et pose un diagnostic.
Pourquoi cette distinction change tout
Parce qu’une agence excellente pour construire peut être médiocre pour maintenir, et l’inverse est tout aussi vrai. Ce ne sont pas les mêmes profils, pas la même organisation, pas la même culture. Une équipe de projet vit au rythme des livraisons. Une équipe de maintenance vit au rythme des alertes.
Mon conseil, et il vaut pour n’importe quel prestataire que vous consulterez : ne demandez pas « est-ce que vous faites du PrestaShop », demandez « lequel de ces quatre métiers est votre cœur d’activité ». La réponse, et surtout l’aisance avec laquelle elle arrive, vous en apprendra plus que n’importe quelle plaquette.
Un dernier point, sur ce qu’une agence PrestaShop n’est pas. Elle n’est ni votre service marketing, ni votre logisticien, ni votre expert-comptable, ni votre direction e-commerce. Certaines vous vendront tout ça dans le même contrat. Méfiance : à vouloir couvrir toute la chaîne, on dilue précisément ce pour quoi vous les payez, c’est-à-dire la maîtrise technique de la plateforme sur laquelle repose votre chiffre d’affaires.
Si vous cherchez une agence PrestaShop pour l’un de ces quatre métiers, la suite de cet article vous donne de quoi la choisir sans vous fier aux adjectifs.
Pourquoi vous ne trouvez que des annuaires quand vous cherchez
Refaites l’expérience, là, maintenant. Tapez « agence PrestaShop » et regardez la première page de résultats. Vous n’y trouverez presque aucune agence. Vous y trouverez des annuaires, des comparateurs, des classements régionaux, des plateformes de mise en relation.
Ce n’est pas un complot, c’est une lecture d’intention
Google considère que quelqu’un qui tape « agence PrestaShop » ne cherche pas une agence en particulier : il cherche à comparer et à choisir. Alors il sert ce qui répond le mieux à cette intention, c’est-à-dire des listes. C’est logique de son point de vue, et c’est même plutôt rendre service.
Sauf que ça a une conséquence que personne ne vous dit : la première page de résultats n’est pas un classement de qualité. C’est un classement de pages qui contiennent des listes.
Ce que sont ces plateformes, concrètement
Ce sont des services de mise en relation. Leur modèle économique repose sur la mise en contact entre des porteurs de projet et des prestataires. Une agence y figure parce qu’elle s’y est inscrite, ou parce qu’un rédacteur l’a retenue dans une sélection éditoriale. Dans les deux cas, ce n’est pas un audit technique. Personne n’est allé regarder leur code, mesurer leurs délais d’intervention ou vérifier leurs certifications une par une.
Je ne dis pas ça pour les démolir, d’ailleurs elles rendent des services réels. Elles vous permettent de dégrossir une liste quand vous partez de zéro, et certaines publient des données de marché utiles. L’une d’elles a par exemple calculé, sur 93 projets PrestaShop référencés en juillet 2026, une médiane de budget à 15 000 €, avec la moitié des projets entre 6 000 et 25 000 €. C’est un repère précieux, à condition de savoir ce qu’il mesure exactement, et on y revient plus bas parce que ce chiffre est massivement mal interprété.
La limite, et pourquoi vous êtes ici
Un annuaire vous donne une liste. Il ne vous donne pas de méthode. Il vous dit qui existe, jamais comment vérifier. Et c’est précisément le trou dans lequel tombent la plupart des marchands : ils passent de trente agences à trois, puis se retrouvent devant trois plaquettes qui racontent la même chose, sans aucun outil pour trancher.
Le reste de cet article est cet outil. On commence par le point le plus vérifiable de tous, et le plus mal connu.
« Agence certifiée » : ce que le label veut dire depuis janvier 2026
Voilà la section pour laquelle j’ai écrit cet article. Si vous ne devez en retenir qu’une, c’est celle-ci, parce qu’elle vous donne un fait vérifiable en deux minutes là où tout le reste du marché vous demande de faire confiance.
Le label le plus affiché, et le moins contrôlé
« Agence certifiée PrestaShop », « expert PrestaShop », « partenaire officiel ». Ces mentions sont partout. Sur les pages d’accueil, dans les signatures de mail, en badge dans les pieds de page. Et dans l’immense majorité des cas, l’acheteur ne vérifie jamais. Il voit le logo, il coche la case mentalement, il passe à la suite.
C’est d’autant plus dommage qu’il existe un annuaire officiel, public, gratuit, et que la vérification prend le temps d’un café.
Ce qui a changé en janvier 2026
Et c’est là que ça devient intéressant, parce que les règles ont bougé et que beaucoup ne l’ont pas répercuté. D’après le centre d’aide officiel des partenaires PrestaShop, voici ce qui est en vigueur depuis le début de l’année :
- La nouvelle certification place les développeurs au centre, et non plus l’agence en tant qu’entité.
- Le score d’une agence dans l’annuaire dépend désormais du nombre de développeurs certifiés qu’elle emploie. Plus elle en compte, meilleure est sa visibilité.
- Le badge agence est valable douze mois, et il est lié à l’abonnement au programme Expert.
- Il est conditionné à la présence d’au moins un développeur certifié dans l’équipe.
- Les anciennes certifications ne sont plus valides.
Prenez une seconde pour mesurer ce que ça implique. Une agence qui affiche aujourd’hui un badge obtenu sous l’ancien régime affiche un label qui n’a plus cours. Ce n’est pas forcément de la mauvaise foi, c’est très souvent de la négligence : le badge est dans le pied de page depuis trois ans, personne n’y touche. Mais du point de vue de l’acheteur que vous êtes, la conclusion est la même. Le logo ne prouve rien, la fiche dans l’annuaire prouve quelque chose.
Le test de vérification en 2 minutes
Quatre gestes. Faites-les pour chaque agence de votre liste, avant même de décrocher le téléphone.
| Étape | Le geste | Ce que vous cherchez |
|---|---|---|
| 01 | Ouvrir l’annuaire officiel des experts PrestaShop et y chercher le nom de l’agence | Elle y figure, ou elle n’y figure pas. Il n’y a pas d’entre-deux, et pas de « en cours de renouvellement ». |
| 02 | Regarder la validité du badge | Le badge agence court sur douze mois. Un badge expiré ne vaut rien, même affiché en gros sur la page d’accueil. |
| 03 | Demander combien de développeurs certifiés l’agence emploie sous les règles 2026 | Un chiffre. Pas « toute l’équipe est formée », pas « on travaille dessus depuis quinze ans ». Un chiffre. |
| 04 | Croiser avec les avis vérifiés et l’ancienneté sur la plateforme | Des avis nominatifs et datés, sur une plateforme externe. Pas des témoignages anonymes hébergés sur le site de l’agence. |
La certification ne fait pas tout, et je serais malhonnête de prétendre le contraire. Une petite structure non labellisée peut être excellente, et j’en connais. Mais une certification revendiquée et invérifiable, ça, c’est un signal. Pas sur les compétences techniques : sur le rapport à la vérité. Si une agence affiche un badge périmé sans s’en rendre compte, quelles autres informations sur son site n’ont pas été mises à jour depuis trois ans ?
Au passage, ce test a un effet secondaire utile. Quand vous posez la question numéro 3 au téléphone, écoutez moins la réponse que le temps qu’elle met à venir. Une agence qui a la réponse tout de suite est une agence qui suit son sujet.
Freelance, généraliste, spécialiste ou interne : lequel pour votre situation
On vous présente toujours ce choix comme un duel : agence contre freelance. C’est un raccourci commode et une mauvaise façon de décider. Il y a quatre options, et ce qui devrait les départager n’est pas le tarif journalier affiché.
Le critère que personne n’utilise : le mode de défaillance
Quand tout va bien, les quatre options se valent à peu près. Un freelance compétent, une bonne agence, un développeur interne motivé : tous font le travail. La différence n’apparaît que le jour où ça se passe mal. Et ce jour-là arrive toujours.
Alors posez-vous la question autrement : qu’est-ce qui casse, chez chacun, le jour où ça casse ?
| Option | À qui ça convient | Coût typique | Ce qui casse | Le signal d’alerte |
|---|---|---|---|---|
| Freelance | Petite boutique, besoins ponctuels, budget serré | 400 à 700 €/jour | Un seul cerveau. Congés, maladie, surcharge, et vous attendez. | Aucune solution de repli nommée |
| Agence généraliste | Entreprise qui veut un interlocuteur unique pour tout son digital | Souvent le double d’un freelance | Expertise diluée sur cinq plateformes, temps de résolution allongé. | « On fait aussi du PrestaShop » |
| Agence spécialisée | Boutique dont le chiffre d’affaires dépend directement du site | Forfait récurrent, plus interventions | Dépendance, si la réversibilité n’a pas été organisée dès le départ. | Flou sur ce qui est inclus au forfait |
| Équipe interne | Gros catalogue, flux complexes, volume qui justifie un poste | Salaire chargé, à l’année | Angle mort sur la veille de sécurité et les montées de version. | Un seul développeur qui détient tout |
Et l’éditeur lui-même, c’est une option ?
Question légitime, et rarement posée : PrestaShop, l’entreprise, commercialise aussi ses propres offres. Autant les regarder comme les autres, avec la même grille.
Ce qui est proposé, et à quel prix
Trois offres. La version Classic, gratuite, c’est le logiciel seul, à vous d’assurer l’hébergement et le reste. La version Hosted, à 29 € par mois, ajoute un hébergement mutualisé de 50 Go. Et l’offre Enterprise, à partir de 2 115 € par mois hors taxes avec un engagement de 24 mois, soit plus de 50 000 € sur la durée.
Le point structurant, et il n’a rien d’un secret puisque l’éditeur le documente lui-même : l’accompagnement technique n’est pas inclus, il se facture à l’intervention. Les tarifs publics vont d’environ 300 € pour une mise à jour à 1 490 € pour un accompagnement sécurité. Les analyses indépendantes du marché font le même constat depuis des années : il n’existe pas de support direct joignable au quotidien, et l’utilisateur doit soit être autonome, soit passer par un prestataire.
Si votre boutique tombe un samedi matin en pleine opération commerciale, l’offre officielle ne prévoit pas quelqu’un au bout du fil. Ce n’est pas un défaut caché, c’est le modèle : l’éditeur construit et distribue le logiciel, l’écosystème assure l’accompagnement. C’est précisément la raison pour laquelle plus de 10 000 prestataires gravitent autour de cette plateforme.
Ce qui se passe quand vous demandez de l’aide
Voilà le point le plus utile de cette section, et il est rarement expliqué. Quand vous sollicitez l’éditeur pour un besoin d’accompagnement, dans la plupart des cas votre demande n’est pas traitée par ses équipes : elle est orientée vers son réseau de partenaires. Ce n’est ni caché ni scandaleux, c’est le modèle assumé. L’éditeur construit et distribue le logiciel, l’écosystème exécute.
Ce qu’il faut comprendre, en revanche, c’est comment une agence se retrouve mise en avant dans ce réseau. Le programme Expert fonctionne à points. D’après la documentation officielle du programme, une agence en accumule à travers ses activités avec l’éditeur : le nombre d’URL de boutiques marchandes qu’elle déclare, les achats de services qu’elle effectue, les certifications qu’elle obtient. Ces points donnent des badges, d’une à trois étoiles, et déterminent sa visibilité.
Lisez cette phrase une seconde fois. La position d’une agence dans le réseau reflète son activité commerciale avec l’éditeur. Pas ses délais d’intervention, pas la satisfaction de ses clients, pas un audit de la qualité de son travail. Ce sont deux choses très différentes, et rien ne vous le dit au moment où on vous oriente vers quelqu’un.
Plusieurs de nos clients sous contrat de maintenance chez nous ont sollicité l’éditeur pour un besoin technique. Leur demande a été orientée vers une agence du réseau, parfois une agence concurrente de la nôtre, sans qu’à aucun moment on leur demande s’ils avaient déjà un prestataire.
Aucun reproche particulier là-dedans : personne n’a menti à personne, et l’orientation vers le réseau est le fonctionnement normal. Mais le marchand, lui, croyait s’adresser à l’éditeur de son logiciel et parler à quelqu’un qui connaissait sa situation. Ce n’était le cas ni de l’un ni de l’autre.
La leçon est simple, et elle vaut pour tout le reste de cet article : être orienté vers une agence ne remplace pas de la choisir. Reprenez les dix questions plus haut et posez-les, même quand le nom vous a été donné par l’éditeur lui-même.
Qui paie quoi dans cet écosystème
Il y a un point qu’il faut regarder en face, et il n’a rien d’un jugement sur la qualité du travail des équipes. Il est structurel. L’éditeur est propriétaire de la marque, et il est le seul opérateur de tout ce qui porte son nom : la marketplace officielle, le programme partenaire, les certifications. Il n’existe pas de certification PrestaShop concurrente, ni de marketplace officielle alternative. Sur son propre nom, il est en situation de monopole par construction.
Et chacune de ces briques est payante. Les conditions générales publiques de la marketplace vendeurs sont explicites sur deux points.
Publier un module coûte 99 € par an, et par module. C’est un paiement récurrent, reconduit automatiquement à défaut de résiliation, et non remboursable. Un éditeur qui propose vingt modules paie donc près de 2 000 € par an avant d’avoir vendu quoi que ce soit.
Et la commission prélevée sur chaque vente ne peut pas être inférieure à 10 € hors taxes. Lisez bien : c’est un plancher, pas un pourcentage. Sur un module vendu 20 €, ce plancher représente la moitié du prix. Plus le module est bon marché, plus la ponction relative est lourde. Ce sont les petits éditeurs qui la subissent le plus.
Ajoutez le reste : les formations et certifications sont payantes, le statut de partenaire repose sur un abonnement, et l’on a vu plus haut que la visibilité dans le réseau s’obtient en partie par des achats de services. Rien de tout cela n’est illégal ni caché, tout figure dans des conditions générales publiques. Mais l’accumulation dessine un modèle où chaque interaction avec l’écosystème officiel est un point de facturation.
Parce que vous payez au bout de la chaîne. Le prix des modules que vous achetez intègre les 99 € annuels et la commission de l’éditeur. Et parce que la position d’une agence dans le réseau vers lequel on vous oriente dépend en partie de ce qu’elle achète, pas seulement de ce qu’elle vaut.
Le trou dans la gamme
Regardez à nouveau les trois prix. Entre 29 € et 2 115 € par mois, il n’y a rien. Un facteur soixante-treize, sans aucune marche intermédiaire.
Or c’est exactement là que se trouve la quasi-totalité des marchands. Une boutique qui réalise 200 000 € de chiffre d’affaires annuel a dépassé depuis longtemps ce qu’un mutualisé à 29 € encaisse, et elle ne signera jamais un engagement de deux ans à plus de 2 000 € mensuels. Ce trou, ce n’est pas un oubli : c’est la place que l’écosystème est censé occuper.
Le sujet dont personne ne parle : à qui appartient la plateforme ?
Il y a un point que vous devriez connaître avant de confier votre boutique à qui que ce soit, et il ne concerne pas les agences. Il concerne la plateforme elle-même.
PrestaShop a changé de propriétaire deux fois en cinq ans. Le groupe italien MBE Worldwide, devenu Fortidia, l’a racheté en 2021. Puis, le 18 février 2026, le groupe polonais cyber_Folks, coté à la Bourse de Varsovie, en a pris le contrôle via sa filiale cyber_Pixel, pour environ 53,7 millions d’euros. Huit semaines après la clôture de l’opération, le 10 avril 2026, la direction annonçait l’ouverture d’un plan de sauvegarde de l’emploi en France. L’entreprise emploie environ 347 personnes ; le nombre de postes concernés n’a pas été rendu public.
Sur la même période, les chiffres de parc suivis par StoreLeads indiquent un recul : d’environ 219 000 boutiques actives début 2022 à environ 168 700 début 2026, soit près d’un quart de moins en quatre ans.
Que PrestaShop serait à l’agonie. Ce serait faux, et l’histoire récente du monde open source invite à la prudence sur ce genre de conclusion. WordPress, qu’on cite souvent comme le modèle du genre, a traversé entre 2024 et 2026 une crise de gouvernance autrement plus violente : accès à l’infrastructure coupé à un hébergeur concurrent, affectant plus de 200 000 sites, reprise en main forcée d’une extension majeure, injonction d’un juge fédéral pour rétablir la situation, contributeurs historiques bannis après avoir demandé des réformes, démission de la direction du projet, et un contentieux toujours en cours. WordPress continue pourtant de faire tourner une part énorme du web.
La vraie leçon, et elle vaut pour votre choix de prestataire
Ce qu’il faut retenir de tout ça n’est pas « telle plateforme est mieux gérée que telle autre ». C’est que les plateformes changent de mains, de direction et de stratégie, et que vous n’y pouvez rien. En cinq ans, PrestaShop a connu deux actionnaires. Dans le même temps, l’écosystème WordPress s’est déchiré devant les tribunaux. Aucun marchand n’a été consulté, dans un cas comme dans l’autre.
Ce qui reste stable, dans cette histoire, ce n’est jamais l’éditeur. C’est votre prestataire, votre hébergement, vos accès, votre code. C’est la couche que vous contrôlez.
D’où notre conseil, et il n’a rien de commercial : ne choisissez pas votre plateforme sur la solidité de sa maison mère, et ne choisissez pas votre prestataire sur le logo qu’il affiche. Choisissez les deux sur ce qui vous restera le jour où l’un des deux change. Un logiciel dont vous possédez le code, et quelqu’un qui décroche quand vous appelez.
C’est d’ailleurs le seul argument que je trouve honnête en faveur d’une solution open source dans une période comme celle-ci. Peu importe qui rachète l’éditeur : le code que vous avez installé reste le vôtre, et personne ne peut vous le retirer.
Alors, l’éditeur, c’est une option ?
Non. Et je ne le dis pas parce que nous serions meilleurs, ce serait facile et invérifiable. Je le dis parce que, structurellement, l’option n’existe pas.
L’éditeur ne réalise pas la prestation. Il édite un logiciel, il opère une marketplace, il anime un réseau. Quand vous lui demandez de l’aide, il vous oriente. Autrement dit, au bout de la chaîne, il y a toujours une agence. Toujours. La seule question qui se pose réellement, c’est de savoir si c’est vous qui l’avez choisie, ou quelqu’un d’autre qui l’a choisie pour vous, selon des critères qui ne sont pas les vôtres.
Formulé autrement : personne ne travaille sur votre boutique en tant qu’« éditeur ». Vous finirez par parler à un prestataire spécialisé, dans tous les cas de figure. Autant que ce soit celui que vous avez évalué, avec les dix questions plus haut, plutôt que celui dont le compteur de points était le plus élevé le jour où vous avez rempli le formulaire.
Et si vous n’aviez besoin d’aucune des quatre ?
Je vais dire quelque chose qu’une agence n’est pas censée écrire sur son propre site. Si votre boutique réalise moins de 10 000 € de chiffre d’affaires par an avec dix modules standards et pas de développement spécifique, vous n’avez pas besoin d’une agence à l’année. Vous avez besoin au mieux d’un forfait de support PrestaShop ou quelqu’un que vous pouvez appeler quand ça casse, et c’est tout.
Ça nous fait perdre quelques contacts par mois. Tant mieux : ce sont exactement ceux qui auraient résilié au bout de six mois en se demandant ce qu’ils payaient.
Le vrai coût du généraliste, chiffré
Reste la question du spécialiste contre le généraliste, qui mérite un chiffre plutôt qu’une opinion. Sur un incident bloquant, l’écart de temps de résolution entre quelqu’un qui voit ce cas toutes les semaines et quelqu’un qui le découvre se compte en heures. Parfois en jours.
Traduisez-le en argent. Pour une boutique qui réalise 50 000 € de chiffre d’affaires par an, chaque journée d’arrêt coûte plus de 400 €. Sur un incident résolu en quatre heures au lieu de deux jours, l’écart de facture entre les deux prestataires devient anecdotique face à ce que vous avez sauvé en commandes.
C’est pour ça que, chez nous, l’engagement porte sur le délai plutôt que sur des promesses : accusé de réception d’un ticket sous 24 h ouvrées, écrit au contrat, et jusqu’à une demi-journée de travail engagée immédiatement sur une urgence bloquante, sans attendre qu’un devis soit signé. Demandez la même chose à vos autres candidats, et demandez que ce soit écrit.
C’est le calcul que beaucoup de marchands font à l’envers : ils comparent des taux journaliers, alors que la seule variable qui compte vraiment, c’est le temps pendant lequel leur boutique ne vend pas.
Combien ça coûte vraiment : projet, récurrent, régie
Parlons argent, parce que c’est la question que tout le monde se pose et que presque personne ne traite proprement.
Le chiffre qui circule, et pourquoi il vous induit en erreur
Vous avez sûrement croisé la fourchette. Médiane à 15 000 €, moitié des budgets entre 6 000 et 25 000 €. C’est un chiffre réel, relevé sur 93 projets référencés. Le problème n’est pas le chiffre, c’est ce qu’on lui fait dire.
Cette médiane mesure des projets : des créations de boutique, des refontes complètes, des migrations. Elle ne mesure absolument pas ce que coûte de faire vivre une boutique existante au quotidien. Utiliser ce chiffre pour estimer un accompagnement courant, c’est comme estimer le prix de son assurance habitation à partir du prix de sa maison. Ce sont deux marchés différents, avec deux modèles économiques différents.
Les trois modèles, et ce que vous achetez dans chacun
| Modèle | Ce que vous achetez | Ce qui n’est jamais inclus | Ordre de grandeur |
|---|---|---|---|
| Projet | Un livrable à une date : création, refonte, migration | La maintenance, l’hébergement, les évolutions d’après | Médiane marché 15 000 € moitié entre 6 000 et 25 000 € |
| Récurrent | De la disponibilité et de la prévention : mises à jour, sauvegardes, surveillance, support | Les gros développements sur mesure | 69 €/mois chez nous ailleurs, TMA à 55 à 70 €/heure |
| Régie | Du temps de développeur, à la demande | L’engagement de résultat, sauf mention explicite | 360 € la demi-journée 630 € la journée |
Nos prix, puisque je vous demande de vérifier les autres
Ce serait un peu facile de vous expliquer comment contrôler une agence sans afficher les miens. Alors les voici, sans détour : maintenance à 69 € par mois, dépannage forfaitaire à 150 € avec diagnostic gratuit et prix annoncé avant toute intervention, tarif journalier à 630 € et demi-journée à 360 €. Les mises à jour mineures de PrestaShop sont comprises dans le forfait de maintenance, jamais refacturées à l’acte.
Vous pouvez trouver moins cher, et vous trouverez plus cher. Ce qui compte, c’est que vous sachiez ce que recouvre chaque ligne avant de signer, et c’est justement l’objet de la question 6 de la grille, plus bas.
Le point qui dérange, et que je maintiens
Il y a une chose que peu d’agences écriront, parce qu’elle décrit la moitié du marché : une agence qui ne vit que de projets n’a aucun intérêt structurel à ce que votre boutique tienne dans la durée.
Ce n’est pas un procès en malhonnêteté, c’est de la mécanique économique. Si votre prestataire gagne sa vie sur des refontes à 15 000 €, sa prospérité dépend de la refonte suivante. Une boutique qui tourne bien pendant six ans, sans rien demander, c’est un client qui ne rapporte plus rien.
Une agence qui vit du récurrent a l’intérêt exactement inverse. Si votre site casse, elle y passe du temps sans facturer un centime de plus. Sa rentabilité dépend directement de la stabilité de votre boutique. Elle a donc une raison très concrète de faire les mises à jour à temps, de surveiller, et de vous appeler avant que vous n’appeliez.
Je ne vous dis pas que l’un est bon et l’autre mauvais. Je vous dis de regarder le modèle économique de votre prestataire, parce qu’il vous dit ce qu’il va optimiser. Et si vous partez sur un projet de création, prévoyez dès le devis qui prendra le relais ensuite, et à quel prix.
Les signaux qui ne prouvent rien
Avant de passer aux questions à poser, une petite section de déminage. Voici les éléments sur lesquels les marchands se décident le plus souvent, et ce qu’ils prouvent réellement.
Les gros logos clients
Un mur de marques connues en page d’accueil, ça impressionne. Mais un logo ne dit ni ce qui a été fait, ni quand, ni par qui dans l’équipe, ni si la mission a duré trois semaines ou six ans. Il arrive qu’un logo corresponde à une prestation ponctuelle facturée deux jours en 2019. La bonne question n’est pas « avez-vous travaillé pour eux », c’est « qu’avez-vous fait pour eux, en quelle année, et pendant combien de temps ».
Le portfolio de belles boutiques
Les captures d’écran prouvent qu’une boutique est jolie. Elles ne prouvent rien sur la qualité du code, la vitesse, la sécurité ou la facilité à faire évoluer le site derrière. Or c’est exactement là que vous allez vivre pendant les cinq prochaines années. Demandez plutôt à voir une boutique du portfolio qui tourne encore aujourd’hui, et testez-la vous-même sur mobile.
Les « X ans d’expérience »
Quinze ans d’expérience, ça peut vouloir dire quinze ans d’apprentissage continu, ou une année d’expérience répétée quinze fois. Sur une plateforme qui a changé d’architecture en 2016, puis de socle technique en 2025, l’ancienneté ne prouve pas la mise à jour des compétences. Elle prouve la longévité, ce qui est déjà une information, mais pas celle que vous cherchez.
Les témoignages sur le site de l’agence
Un témoignage hébergé sur le site de celui qu’il complimente, sans nom d’entreprise, sans date et sans lien, ne vaut pas grand-chose. Ce qui vaut : des avis nominatifs sur une plateforme externe que l’agence ne contrôle pas, et deux clients actuels que vous pouvez appeler.
La proximité géographique
C’est un critère légitime si vous avez besoin de réunions physiques, et une illusion sinon. Sur du dépannage et de la maintenance, tout se fait à distance, et l’agence à trois kilomètres de chez vous ne décrochera pas plus vite qu’une autre. Ce qui compte n’est pas la distance, c’est le délai d’intervention écrit au contrat.
Tous ces signaux ont un point commun : ils sont invérifiables ou non falsifiables. Les critères utiles, ceux de la section suivante, ont la propriété inverse. Chacun se contrôle, et une mauvaise réponse est immédiatement identifiable.
Les 10 questions à poser avant de signer
Voici la grille. Elle tient en dix questions, elle se pose en un seul rendez-vous, et chaque réponse est vérifiable. Copiez-la, emportez-la, posez-la à tout le monde.
| # | La question | La réponse qui rassure | Le signal d’alerte |
|---|---|---|---|
| 1 | Figurez-vous dans l’annuaire officiel des experts PrestaShop ? | Un lien direct vers la fiche | « On est partenaires depuis longtemps », sans lien |
| 2 | Combien de développeurs certifiés employez-vous sous les règles 2026 ? | Un chiffre, donné sans hésiter | « Toute l’équipe est formée » |
| 3 | Combien de boutiques PrestaShop suivez-vous aujourd’hui ? | Un ordre de grandeur assumé | Une esquive, ou un chiffre qui mélange toutes les plateformes |
| 4 | Quelle part de votre activité est PrestaShop ? | Un pourcentage | « On travaille sur toutes les technologies » |
| 5 | Quel est votre délai de prise en charge sur une panne bloquante ? | Un nombre d’heures, écrit au contrat | « Dès que possible », « sous 24 à 48h » |
| 6 | Qu’est-ce qui est inclus au forfait, et qu’est-ce qui part en devis ? | Une liste écrite, des deux côtés | Un flou sur la frontière entre les deux |
| 7 | Les montées de version sont-elles comprises ? | Une réponse nette, mineures et majeures distinguées | « On verra le moment venu » |
| 8 | Qui possède le code, les accès et le nom de domaine ? | Vous, et c’est écrit noir sur blanc | Le prestataire, ou personne ne sait |
| 9 | Que se passe-t-il si je pars ? | Un délai de restitution et un format de livraison | Un silence gêné |
| 10 | Puis-je parler à deux de vos clients actuels ? | Deux noms et deux numéros | Uniquement des témoignages sur leur site |
Comment lire les réponses
Ce ne sont pas des questions pièges, et il ne s’agit pas de mettre votre interlocuteur en difficulté. Une bonne agence répond aux dix en dix minutes, sans préparation, parce que ce sont les informations qu’elle manipule tous les jours.
Ce qui doit vous alerter, ce n’est pas une réponse imparfaite. C’est un schéma : trois ou quatre esquives dans la même conversation, systématiquement sur les questions les plus concrètes. Là, vous tenez une information. Pas nécessairement sur la compétence technique, mais sur ce que sera la relation quand vous demanderez des comptes.
Et pour les questions 5 et 7, un conseil de vieux briscard : demandez que la réponse figure au contrat. Une agence sérieuse le proposera d’elle-même. Une agence qui vous répond « bien sûr » à l’oral mais refuse de l’écrire vient de vous dire la vérité.
Ce que vous devez posséder, quoi qu’il arrive
On arrive au sujet dont personne ne parle et qui empêche pourtant de dormir tous les marchands déjà échaudés : que se passe-t-il si votre prestataire disparaît ?
Ça n’a rien d’exotique. Une agence ferme, un freelance change de métier, une équipe abandonne PrestaShop pour se concentrer sur une autre plateforme, ou tout simplement les tarifs doublent et vous voulez partir. Dans tous ces cas, une seule question détermine si vous vous en sortez en une semaine ou en trois mois : qu’est-ce qui est à votre nom ?
La checklist d’indépendance
Reprenez la liste, point par point, et vérifiez chaque ligne pour votre boutique actuelle. Pas « je crois que oui », vérifiez.
- Le nom de domaine, déposé à votre nom ou à celui de votre société. C’est le point le plus critique et le plus souvent négligé.
- Le compte d’hébergement, avec l’accès à la facturation. Si l’hébergement est au nom de l’agence, votre site vit chez quelqu’un d’autre.
- L’accès administrateur PrestaShop de niveau supérieur, pas un compte limité créé pour vous.
- Les accès FTP ou SSH au serveur.
- L’accès à la base de données.
- Le dépôt de code, ou à défaut une archive complète et récente que vous conservez de votre côté.
- Les licences de modules, rattachées à votre compte sur la marketplace, pas à celui de l’agence. C’est un grand classique : le jour du départ, la moitié des modules payants appartiennent au prestataire.
- Les comptes Analytics et Search Console, où vous êtes propriétaire et non simple lecteur.
- Les comptes des prestataires de paiement et des transporteurs.
Le test de l’heure
Il y a un moyen simple de savoir où vous en êtes, et il tient en une question : si votre prestataire disparaissait demain matin, pourriez-vous donner les clés à un autre en une heure ?
Si la réponse est non, ce n’est pas un problème technique. C’est un problème contractuel, et il se règle maintenant, tant que la relation est bonne. Envoyez un mail poli demandant la liste des accès et leur transfert à votre nom. Une agence saine vous répond dans la journée et vous remercie même d’y penser. Une agence qui traîne, argumente ou vous explique que « c’est plus simple comme ça » vient de vous donner une information précieuse.
Sur ce sujet, ma position est constante et elle nous engage : on ne demande à personne de rester par contrainte. Un client qui reste parce qu’il ne peut pas partir n’est pas un client satisfait, c’est un otage, et ça finit toujours mal pour les deux. Nos conditions de réversibilité sont écrites dans le contrat de maintenance, et tout est à votre nom dès le premier jour.
Quand faut-il changer d’agence ?
Beaucoup de gens qui lisent cet article n’ont pas de projet neuf. Ils ont déjà un prestataire, ils sentent que quelque chose cloche, et ils hésitent à bouger. Voici les signaux qui justifient de regarder ailleurs, et ceux qui n’en valent pas la peine.
Les signaux qui justifient de partir
- Vous ne savez jamais quand on vous répondra. Pas « c’est parfois long », mais « c’est imprévisible ». L’imprévisibilité est bien pire que la lenteur : elle vous empêche de gérer vos propres clients.
- Votre boutique tourne sur une version obsolète et personne ne vous en a parlé. C’est le symptôme le plus révélateur. Un mainteneur dont c’est le métier vous alerte avant que ça devienne urgent.
- Chaque demande, même minuscule, part en devis. Le forfait ne couvre plus rien, vous payez un abonnement pour avoir le droit de recevoir des factures.
- On ne vous explique jamais ce qui a été fait. Pas de compte rendu, pas de journal d’intervention, rien à quoi vous raccrocher.
- Vous découvrez que des éléments ne sont pas à votre nom. Voir la section précédente. C’est un motif de départ à lui seul, une fois la situation régularisée.
Les raisons qui n’en sont pas
À l’inverse, certaines frustrations ne justifient pas de tout casser. Un prestataire qui vous dit non à une demande technique risquée fait son travail, même si c’est agaçant sur le moment. Un devis qui vous semble élevé mérite d’abord une discussion sur le périmètre. Et une panne, même sérieuse, n’est pas en soi un motif de rupture : ce qui compte, c’est comment elle a été traitée et si elle a été expliquée.
Comment partir proprement
Si vous décidez de bouger, faites-le dans cet ordre. Récupérez d’abord tous les accès de la checklist, pendant que la relation est encore cordiale. Demandez une sauvegarde complète et vérifiez qu’elle s’ouvre. Documentez ce que vous savez de l’installation : modules payants, développements spécifiques, particularités. Ensuite seulement, annoncez votre départ et respectez le préavis.
L’erreur classique consiste à annoncer son départ en premier, puis à demander les accès. Techniquement, ça se passe presque toujours bien. Mais pourquoi se compliquer la vie.
Faites-nous passer le test
Il serait un peu commode de vous fournir une grille d’évaluation sans y répondre nous-mêmes. Alors voici nos réponses aux dix questions, dans le même ordre, avec les chiffres.
| # | La question | Notre réponse |
|---|---|---|
| 1 | Figurez-vous dans l’annuaire officiel des experts PrestaShop ? | Oui, Partenaire Expert. Vérifiez-le vous-même sur experts.prestashop.com plutôt que de nous croire sur parole. |
| 2 | Combien de développeurs certifiés employez-vous sous les règles 2026 ? | Trois. |
| 3 | Combien de boutiques PrestaShop suivez-vous aujourd’hui ? | Environ 150 en maintenance active. |
| 4 | Quelle part de votre activité est PrestaShop ? | 100 %. On ne fait que ça, et c’est aussi notre limite : si votre projet n’est pas PrestaShop, nous ne sommes pas le bon interlocuteur. |
| 5 | Quel est votre délai de prise en charge sur une panne bloquante ? | Tickets 7 j/7, accusé de réception sous 24 h ouvrées, écrit au contrat. Et sur une urgence bloquante, on engage jusqu’à une demi-journée de travail immédiatement, sans attendre un devis signé. |
| 6 | Qu’est-ce qui est inclus au forfait, et qu’est-ce qui part en devis ? | Inclus : mises à jour de PrestaShop et des modules de la marketplace officielle, correction de leurs bugs, sauvegarde quotidienne (7 jours glissants), monitoring, modification des contenus existants, conseil. En devis : modules développés sur mesure, données produits, migrations majeures, nouvelles fonctionnalités. La liste est écrite des deux côtés. |
| 7 | Les montées de version sont-elles comprises ? | Les mineures, oui. Les majeures (1.6→1.7, 1.7→8, 8→9), non : c’est un chantier à part, avec ses tests, et c’est facturé comme tel. |
| 8 | Qui possède le code, les accès et le nom de domaine ? | Vous. Si vous restez chez votre hébergeur, on travaille sur un accès SSH que vous nous ouvrez et que vous pouvez refermer. Si vous venez chez nous, la migration est offerte et rien ne vous retient. |
| 9 | Que se passe-t-il si je pars ? | Résiliation depuis votre tableau de bord, à tout moment, préavis d’un mois, sans justification ni frais. Les sauvegardes quotidiennes sont là pour partir avec un site qui s’ouvre. |
| 10 | Puis-je parler à deux de vos clients actuels ? | Oui, sur demande et avec leur accord. Deux mises en relation, pas deux témoignages sélectionnés par nos soins. |
Et les chiffres qui vont avec, puisque c’est ce qu’on demande aux autres :
Environ 150 boutiques en maintenance active, 100 % PrestaShop, trois développeurs certifiés et le statut Partenaire Expert — vérifiable dans l’annuaire officiel, pas seulement sur notre page d’accueil.
Le socle : 69 € HT/mois, maintenance et support. Le dépannage ponctuel, sans engagement, est à 150 €. Les options s’activent depuis votre tableau de bord, sans avenant ni nouvelle signature.
Ce qui est écrit au contrat : tickets 7 j/7, accusé de réception sous 24 h ouvrées, et jusqu’à une demi-journée engagée immédiatement sur une urgence bloquante. Résiliation en un clic, préavis d’un mois, sans frais.
L’infrastructure : Scaleway, Paris 1 et Paris 2, derrière Cloudflare. Disponibilité garantie à 99 %, et 99,9 % en offre haute disponibilité. Et une RC professionnelle qui couvre le conseil, le développement, l’hébergement et la sécurité — parce qu’on vous a dit de la demander.
Maintenant, posez-les aux autres
C’est tout l’intérêt de la démarche. Cette grille ne sert à rien si vous ne la posez qu’à une seule agence, la nôtre en l’occurrence. Elle prend sa valeur quand vous la posez aux trois ou quatre qui vous ont rappelé.
Vous verrez très vite se dessiner deux catégories : celles qui répondent aux dix questions en dix minutes avec des chiffres, et celles qui reformulent, contournent et vous renvoient une plaquette. Celle qui répond le plus vite et le plus précisément est probablement la bonne. Que ce soit nous ou non.
Par où commencer
Si vous ne deviez retenir que trois gestes de tout cet article, ce sont ceux-là.
Vérifiez la certification dans l’annuaire officiel. Deux minutes, pour chaque agence de votre liste, avant même le premier appel. Vous éliminerez peut-être la moitié des candidats sans décrocher votre téléphone.
Posez les dix questions. En un seul rendez-vous, en écoutant autant les hésitations que les réponses.
Vérifiez que tout est à votre nom. Domaine, hébergement, accès, licences. Aujourd’hui, pas le jour où vous voudrez partir.
Et gardez en tête le choix par situation, qui prime sur tout le reste. Petite boutique avec des besoins ponctuels : un forfait de dépannage suffit largement, n’achetez pas un abonnement dont vous n’aurez pas l’usage. Boutique dont le chiffre d’affaires dépend directement du site : là, un accompagnement récurrent se justifie, parce que ce que vous achetez n’est pas du dépannage, c’est de la tranquillité.
Si vous voulez nous faire passer le test
La grille est au-dessus, nos réponses aussi. Si vous voulez les entendre de vive voix, ou nous poser les vôtres, la porte est ouverte. Diagnostic gratuit, sans engagement, et vous décidez ensuite.
Et si vous choisissez quelqu’un d’autre au bout du compte, très bien. Vous l’aurez choisi avec une méthode plutôt qu’avec une plaquette, et c’était l’objectif de cet article.